J'aimerais reconstruire le monde pour qu'il n'ait plus à souffrir, juste pour faire renaitre son sourire. Le temps semble suspendu et plus rien ne compte. Je suis désemparée de le voir si faible.
Je me souviens de nos discussions, de son soutien, de nos sujets futiles...Les ondoiements lacrymaux de mes yeux retracent l'impact de son affliction à mon être. J'imagine la pâleur de sa peau miroitant le vide de son être, j'imagine ses yeux humides et je m'en mords les lèvres. J'aimerais supplier le temps de panser son c½ur et le destin de lui redessiner un avenir plus beau. Je blasphème la mort qui tente d'arracher son image à mon esprit.
Je ne réalise pas assez la situation, faute de mots, faute de présence, faute de tout. J'aimerais arracher une partie du peu de joie que je possède et la lui greffer à jamais dans son c½ur. J'aimerais le tenir dans mes bras juste pour sentir son corps frêle s'écrouler sur moi. Je serais là pour l'épauler, là pour le tenir près de moi, refusant au destin tragique de me le prendre.
Faut il payer de sa vie, une douleur immuable ?
Mes larmes usent de ma vitalité & je faiblis d'écrire ses mots qui s'imprègnent ici comme ils s'encastrent dans mon âme.
Parce que je suis un enfant libre & que son bonheur est un des pilliers du mien...

